« Chaque chose en son temps »

Un accompagnement créatif

 

Il suffit de souffler sur la braise, et la flamme se rallume.
Aujourd’hui où tout semble difficile, mes ateliers sont des « bouffadou » : ils dirigent l’air, à chaque fois, sur un point précis de la braise du foyer tel que nous le portons tous, nous dit Proust, et l’écriture redémarre, tout le temps d’un week-end, et tient jusqu’au week-end suivant et ainsi tout au long de l’année, puis des années.

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Rejoindre un groupe

Dans l’atelier, chaque écriture est singulière ; chaque personne dans un groupe, au-delà des ressemblances, part en quête des différences qui habitent son univers et ceux de chacun.
Attention portée à ce qui fait du bien ; l’humour, la confiance, prendre soin de sa place et de celle des autres. Pour rencontrer son propre talent, il faut le plus souvent être de bonne humeur.
Et puis on avance ; on travaille ; les textes, la langue, les moments fondateurs, les pierres d’attente, les fondamentaux, la place du lecteur…
On a besoin d’être ici pour mettre en place, comme à l’abri un temps, son paysage intérieur, pour résister.

 

Écrire comme la pratique d’un art, comme un acte de résistance.

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J’aime être dans l’humanité, dans  l’honnêteté. Avant l’économique.
Même si, comme dit une amie Québécoise, « Partout où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie ! »
Moi, j’aime bien les choses qui engagent.
Comment aller vers de nouvelles énergies ?
La nuance est souvent beaucoup plus intéressante que la recette (que j’ignore) ou le cliché.
Il faut installer une brèche, dans les murs maintenant si présents de notre quotidien, vers le puits de lumière de la créativité.

L’atelier est un espace-temps du poétique. De la rêverie. Du sensible.
De ce qui constitue le sujet.
A propos du feu, Bachelard nous parle : après la flamme d’une chandelle qui avec de l’huile faisait de la lumière, nous sommes entrés (avec Louis XIV) dans l’ère de la lumière administrée. La lumière électrique ne nous donnera jamais les rêveries de cette lampe vivante : notre seul rôle est de tourner un commutateur. Nous ne sommes plus, dit-il, que le sujet mécanique d’un geste mécanique. Déjà là, que reste-t-il de la rêverie ?
Nous sommes aujourd’hui dans l’ère du tout administré. Il est farci de l’intérieur de 0 et de 1, qui plus est sans la chair sensible de la dinde autour, recouvert d’une enveloppe sans limites dans l’espace et dans le temps de boutons, de gestes rationnels et de pensées chiffrées. Notre seul rôle est de compter et d’envoyer.

Alors nous pouvons entrer, dans l’atelier, dans un suspend de ce tout social mécanique administré, y ouvrir des espace-temps du regard intérieur.
A cette faveur, il devient de nouveau possible d’évoquer, partager, ne fût-ce qu’avec soi-même, ce qui nous fait rêver ; de retraverser nos expériences sensibles aujourd’hui enfermées de pudeur.
Et, toujours à la faveur de ce suspend, chacune, chacun, individuellement, découvrir, choisir, je fabrique, j’élabore, quelle place je laisse dans ma propre manière de faire-monde à mes espace-temps du poétique.

« Tu nous fais travailler comme si on était des écrivains ! », exige un enfant lorsque Elisabeth Bing, en 1969 à Dieulefils dans la Drôme, cherche à les guider vers le fait d’écrire. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire qu’ici, nous ne sommes pas dans une école, bien au contraire ! C’est l’apprentissage par la pratique, par l’expérience, le déploiement du regard intérieur de chacun.

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« L’énergie nécessaire pour réfuter le bullshit est supérieure d’un ordre de grandeur à celle qu’il a fallu pour le produire », nous dit le principe d’asymétrie du bullshit, appelé aussi la loi de Brandolini. Il suffit ainsi en moyenne de 6 mots pour créer une désinformation, il faut plus de 60 mots pour la réfuter.

Il est tout-à-fait possible de déplacer ce que nous dit David Graeber pour l’orienter vers notre propos. Nous dépensons 10 fois plus d’énergie, lorsque nous tentons quelque acte de création, à remonter la pente de notre propre dévalorisation si pentue, qu’il nous en a fallu pour la dévaler en quelques mots.

Un accompagnement créatif

De mon côté, je m’appuie sur des textes de la littérature pour faire traverser des formes, des manières de structurer un texte, par exemple le dialogue, le monologue intérieur, l’anecdote… Des personnages apparaissent, des lieux, des cœurs, le monde intérieur de chacun se met à vivre et vibrer, à créer.

Chacun s’appuie sur ses propres ressources et sur l’héritage, disponible à tous, de la littérature au travers des siècles. Il existe des centaines de formes qui sont des outils, venant d’auteurs qui, récemment ou en leur temps, ont fait avancer le fait d’écrire par leurs quêtes, leurs recherches, s’appuyant eux aussi les uns sur les autres de façon consciente ou pas, pour avancer, trouver comment dire, partager, se repousser, découvrir, exprimer, ce qu’ils ont à vivre et à dire sur leur propre chemin. C’est ce que Julia Kristeva appelle en écriture l’intertextualité.

Écrire comme la pratique d’un art, comme ce serait dans un atelier de peinture, de dessin, de sculpture, de musique… Se découvrir devant le fait d’écrire. Découvrir ce qu’on peut faire, car on ne sait pas ce qu’on est capable de faire. Découvrir comment se fait le premier élan pour soi, le premier pas, comment ça se poursuit, comment ça s’arrête, comment on aime telle ou telle partie de ce qu’on a fait, ou pas, tel moment que l’on traverse.

Tous types de « genre » se côtoient dans un groupe (narration, poésie, roman, nouvelles, fragments, récit) selon ce que produit chacun, là où il en est. Le travail en est d’autant plus riche. On ne fait de retours que sur les textes, jamais sur les personnes. On est là pour construire et on s’appuie sur ce qui marche.

La publication aussi est une autre histoire. C’est celle d’un autre métier, d’autres personnes, les éditeurs. Si elle arrive un jour, tant mieux. Nous, notre métier est d’écrire, écrire.

Connais-tu l’imprévu ?

« Ne cherchez pas à être meilleur que ceux qui vous précèdent, ne cherchez pas à être meilleur que vos contemporains, cherchez donc à être meilleur que vous-même », dit Faulkner à un de ses élèves.

Nous expérimentons auprès des auteurs ce qui peut aider chacun d’entre nous à trouver ses propres ressources, là où il en est, dans sa propre pente et par ce qui résonne de leurs travaux qui nous sont des outils, par ce que nous apprenons de leurs recherches qui nous ouvre les yeux et les oreilles.

Chacun ainsi s’échappe dans la création, au-delà du logique et du rationnel, se côtoyant les uns les autres par les textes, les retours, les questionnements.

On s’essaie, on apprend, à faire des retours, des feed-back, sur les textes de chacun. Peu à peu, c’est l’univers de chacun qui prend forme. On est là pour construire, on repère ce qui marche ; on travaille uniquement sur les textes, jamais sur les personnes ; de ces deux choses, je me porte garante. On travaille ensemble dans le respect de chaque écriture individuelle. On apprend à repérer ce qui fonctionne dans un texte, comme on repère les pierres qui dépassent pour traverser un gué ; rien ne sert de repérer celles qui sont sous l’eau. C’est la qualité de l’élaboration qui guide. La pédagogie est constructive.

Il n’est pas question non plus d’une « école d’écrivains. » Il permet à chacun d’explorer vers où le conduit son désir d’écrire et comment chacun s’y prend dans l’ampleur de ce qu’il est.

Comme la pratique d’un art,
comme des artistes.

 

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