Stèles

(après les stèles de Segalen)

de Nicolas Benoît

ICI, l’homme

Narcisse à sa fenêtre
Se mire dans les étoiles
Un paysage champêtre
Compose le fond de toile

Jamais il ne se lasse
Dans les cieux de se voir.

Son petit vasistas
Devient l’observatoire
D’un monde dont il est roi
D’un moule dont il est maître

Et d’où des images de soi
Petitement il fait naître.

Sidonie

Si dans cette allée, Sidonie est passée
Si sur ce pavé, son soulier s’est posé
Passant tu dois savoir pour la postérité
Qu’en ces lieux une soirée, Sidonie fût aimée

Au dragon de l’appartement

Colocataire gênant tu as pris toute la place
Mon plus petit vêtement est marqué de ta trace
Et durant des années accaparant l’espace
Tu as su grandir m’enfermant dans une nasse.

En luttant contre toi, j’engage le combat
Qui, un jour de printemps, adulte me rendra
Et attendant confiant le jour de ton trépas
J’érige cette épitaphe pour que je n’oublie pas.

Sortons nos livres et nos stylos.
Ce sont nos armes les plus puissantes.
Malala devant 500 jeunes à l'ONU

Dates à venir

2/3 mars 2019

Échappée poétique

8/10 mars 2019

Atelier Fabrica

du 20 au 22 avril 2019

Stage Traversée poétique

du 1 au 4 mai 2019

Stage Écriture de nouvelles

Bulletin de l’Atelier

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