Des ateliers ¦ En compagnie

Bouquet de pensées au mur

rodin, nijinski, 1912Michel Butor nous raconte dans ses cours à Genève :

Baudelaire rêve de devenir ce qu’il appelle un « romancier curieux », c’est-à-dire un écrivain moderne. Il en donne les caractéristiques dans une Préface à sa traduction de Révélation magnétique de Poe.

Les trois caractéristiques des romanciers curieux sont :
– Une méthode privée (= une technique de composition qu’on a inventé soi-même)
– L’étonnant (= un écart par rapport à la beauté habituelle)
– La manie philosophique (= celui qui fait la théorie de ce qu’il donne à lire)

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Bonne nouvelle > La fiction littéraire développe l’empathie et l’intelligence émotionnelle

(Si on ne le savait pas par l’expérience) les chercheurs confirment « Lire rend plus sociable. » Merveilleux. Il n’y a plus qu’à écrire.

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Un si bon moment > à suivre, Paula Scher passe aux choses sérieuses

Sa vie dans le design et comment, de sérieux, on perd tout quand ça devient solennel. Il lui faut être « sérieux comme un enfant qui joue », aller dans le terrain de ce qu’elle ne sait pas, où elle ne sait rien.
TED Partner Series

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Encyclopédia > L’odyssée typographique

Découvrir les lettres dans une installation poétique et l’histoire de la typographie en ligne. Typerid

er

New > « École inversée » ou flipped school.

Tout commence il y a quelques années, à Clintondale, au nord de Detroit, dans une région loin d’être privilégiée… École inversée

New >  Ça m’impressionne, si je puis dire !

Pouvons-nous aussi imprimer des idées en 3D ?

Un si bon moment > How to make chocolate out of nothing

Boing Boing
Bonne journée!

Un si bon momentMathématiques et art

“@LibreEdu: Mathématiques et art Alain Connes: http://youtu.be/YVR0G4Nluao
J’ADORE cette vidéo, je ne résiste pas, ou comment ça se passe dans un esprit mathématique

Pitchextrait d’1 lettre de James Joyce

écrit éphémère

à Harriet Shaw Weaver le 24 Juin 1921, quelques mois avant la publication d’Ulysses par Sylvia Beach.

I calculate that I must have spent nearly 20,000 hours in writing Ulysses.
– James Joyce

à suivre > – vu sur Twitter

Par définition, une langue de bois ne peut qu’être celle d’un pantin ou d’une marionnette…
– Christian Vézina ‏@capveranda 13 Août 2013

Encyclopédia > – Bis, « Une page »

Une page est une traversée respiratoire, quelque chose à nager. Ce n’est pas simplement la parole qui est respirée, rythmée, ponctuée ; c’est notre pensée elle-même qui va comme ça. En soufflant, par bouffées, par ouverture et asphyxie. La pensée respire.
– Valère Novarina

La disparition programmée de la page
Extraits de l’article de Claudio Vandi revue INfluencia papier et digitale N°6 : changer, on a tous les clés

« Ceux qui commenceront à lire leurs premiers livres d’ici quelques années auront entre les mains des objets connectés, à Internet, aux autres lecteurs ou à d’autres contenus, ubiquitaires et indépendants d’un seul support…//… LA MUTATION DU LIVRE… Le livre tel qu’on le connaît change profondément et il modifie ou est modifié par nos pratiques de lecture qui, loin de disparaître (pensez à combien de mots vous avez lus cette semaine sur votre écran) changent qualitativement…//… Ce changement se manifeste aussi par la modification des supports et des modes d’interaction avec l’objet livre et son environnement…//… LA PAGE VA-T-ELLE DISPARAÎTRE ? Certains gestes continuent d’exister: un livre est toujours feuilleté, ses pages peuvent être annotées, son sommaire consulté pour avoir accès aux contenus de manière non-linéaire, mais ces gestes ne sont pas réalisés de la même manière. Le changement le plus important est sans doute la disparition de la page: le déplacement des contenus s’effectue sur une surface potentiellement infinie parfois dans le sens de la profondeur (feuilletage par zoom comme dans Glo Bible), en faisant défiler des cartes (Citia) ou en projetant sur une scène des contenus multimédias (Wonders of the Univers). Le défi principal est d’arriver à transporter le lecteur dans un univers de contenus sans le perdre. Car même dans un monde sans pages, garder le fil de la lecture reste important car la compréhension et la mémorisation passent toujours par la capacité à relier des éléments ponctuels à un contexte plus large…//… Dans le futur de l’édition, on appellera auteur un compositeur de contenus dont le rôle sera de présenter des expériences de lecture pertinentes. Un livre sera un objet capable d’interagir avec son environnement et son lecteur et dont le papier sera la version plus ou moins appauvri d’un contenu riche par défaut
– Claudio Vandi

Ecrit éphémère2Encyclopédia > – Sur la ponctuation

Lire la suite

Ponctuation = signes reçus qui distinguent 1 phrase des autres, les sens partiels qui la constituent puis leur degré de relation.
– F. Neveu, avec l’aide du Littré

Une page est une traversée respiratoire, quelque chose à nager. Ce n’est pas simplement la parole qui est respirée, rythmée, ponctuée ; c’est notre pensée elle-même qui va comme ça. En soufflant, par bouffées, par ouverture et asphyxie. La pensée respire.
– Valère Novarina

Tu verras par quelle mécanique compliquée j’arrive à faire une phrase.
– Flaubert (Gustave) à Louise (Colet)

Il faut que les phrases s’agitent dans un livre comme les feuilles dans une forêt, toutes dissemblables en leur ressemblance.
– Flaubert

Une bonne phrase de prose doit être comme un bon vers, inchangeable, aussi rythmée, aussi sonore.
– Flaubert

à suivre > « 10 Tips on Writing from Joyce Carol Oates », by Joyce Carol Oates

“Don’t try to anticipate an ideal reader — or any reader. He/she might exist — but is reading someone else.”
In a recent tweeting spree, the inimitable Joyce Carol Oates offered ten tips on writing — a fine addition to this master-list of famous authors’ wisdom on the craft.

1 Write your heart out.
2 The first sentence can be written only after the last sentence has been written. FIRST DRAFTS ARE HELL. FINAL DRAFTS, PARADISE.
3 You are writing for your contemporaries — not for Posterity. If you are lucky, your contemporaries will become Posterity.
4 Keep in mind Oscar Wilde: “A little sincerity is a dangerous thing, and a great deal of it is absolutely fatal.”
5 When in doubt how to end a chapter, bring in a man with a gun. (This is Raymond Chandler’s advice, not mine. I would not try this.)
6 Unless you are experimenting with form — gnarled, snarled & obscure — be alert for possibilities of paragraphing.
7 Be your own editor/critic. Sympathetic but merciless!
8 Don’t try to anticipate an ideal reader — or any reader. He/she might exist — but is reading someone else.
9 Read, observe, listen intensely! — as if your life depended upon it.
10 Write your heart out.

Encyclopédie > – Sur l’advenue des architectes – et de l’architecture de textes aussi

60 inspirational quotes for up and coming architects 

To provide meaningful architecture is not to parody history but to articulate it.
Pour penser pleinement l’architecture, il ne s’agit pas de parodier l’histoire mais de l’articuler.
– Daniel Libeskind

L’action est la clé fondamentale de tout succès.
– Pablo Picasso

A great building must begin with the immeasurable, must go through measurable means when it is being designed, and in the end must be unmeasured.
Un grand bulding doit commencer avec l’incommensurable, puis passer à travers des moyens mesurées quand il est en train d’être conçu, et à la fin ne doit pas être mesuré.
– Louis Kahn

à suivre > William Faulkner

« Ne vous préoccupez pas d’être meilleur que vos prédécesseurs, ou meilleur que vos contemporains. Préoccupez-vous d’être meilleur que vous-même. »

Un si bon mEcrit éphémère3oment > Effectivement, Freud et Zweig

étaient, j’allais dire réciproquement, amis. On peut aussi être amis de territoire et envisager l’entrée, comme eux, chacun sous un angle différent. C’est mon cas : l’analyse analyse, la poésie fait de la synthèse. Je veux dire qu’il existe aussi des ateliers d’écriture (comme d’autres pratiques artistiques) où le centre est purement le travail du texte, en gros la synthèse opérée par la langue. Dans d’autres le centre est le travail de l’être, de la personne.
Des auteurs comme Haddad se situent radicalement du côté du texte. Comme nous je pense. En tout état de cause ses productions sont des sortes d’extractions de bibliothèques entières entièrement littérature. C’est évidemment intéressant. Pour moi ça n’exempte pas de connaître l’oeuvre qui entoure l’extrait, donc de lire la bibliothèque entière… 🙂 Quel bonheur ! C’est comme une citation extraite d’un discours : à la fois elle peut devenir encore plus passionnante que dans son seul contexte ; à la fois elle ne donne aucune indication sur son procédé d’advenue, elle se détache du processus de création.

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Nous devons créer un espace de lecture créative autant que d’écriture créative

«Nous devons fabriquer un espace pour une « lecture créative » tout autant qu’une « écriture créative » – par exemple si nous comprenons « lecture créative » quelque chose comme des chemins de lecture qui ne sont pas seulement rigoureux, tranquilles, attentifs au contexte historique, aux différentes connotations et nuances de sens, etc, mais aussi inventifs, surprenants, habiles à prendre des risques, à être expérimentaux, à déformer et transformer. »

«We need to make space for “creative reading” as much as “creative writing” – at least if we understand “creative reading” to be something like “ways of reading that are not only rigorous, careful, attentive to historical context, different connotations and nuances of meaning and so on, but also inventive, surprising, willing to take risks, to be experimental, to deform and transform. »
Nicholas Royle on “composition and decomposition.” Pair with Francine Prose on how to read like a writer and Virginia Woolf on how to read a book, then follow up with this 1936 to acquiring knowledge, of which critical reading is a centerpiece.

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La folie du sensationnalisme

«The human mind is capable of being excited without the application of gross and violent stimulants; and he must have a very faint perception of its beauty and dignity who does not know this, and who does not further know, that one being is elevated above another, in proportion as he possesses this capability. It has therefore appeared to me, that to endeavour to produce or enlarge this capability is one of the best services in which, at any period, a Writer can be engaged; but this service, excellent at all times, is especially so at the present day. For a multitude of causes, unknown to former times, are now acting with a combined force to blunt the discriminating powers of the mind, and, unfitting it for all voluntary exertion, to reduce it to a state of almost savage torpor. The most effective of these causes are the great national events which are daily taking place, and the increasing accumulation of men in cities, where the uniformity of their occupations produces a craving for extraordinary incident, which the rapid communication of intelligence hourly gratifies. To this tendency of life and manners the literature and theatrical exhibitions of the country have conformed themselves.»
The folly of sensationalism: William Wordsworth on the news … in 1798.

A Brain Pickings project edited by Maria Popova

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Comment définir le design de la pensée en mouvement ?

« What is design thinking ? »
Tim Brown, CEO d’IDEO : « Design thinking is a human-centered approach to innovation that draws from the designer’s toolkit to integrate the needs of people, the possibilities of technology, and the requirements for business success ».
Le Design Thinking, pour innover dans la pensée http://huff.to/ZrHAp8 via @LeHuffPost

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Livre d’or

Andry
Françoise, c’est vraiment cool d’avoir pensé à moi. Cette année du moins, je fais une pause côté atelier d’écriture, je continue à écrire en me servant des résultats des 2 années, et il faut dire que ça a été plus qu’une révélation pour moi. En tout cas je ne remercierai jamais assez pour toutes ces soirées … rdv dans pas longtemps pour voir ce que ça donne aux lectures avec Andry.

Grosses bises à toi et bonne rentrée avec tous les ptits nouveaux chanceux qui ne savent pas encore la chance qu’ils ont 🙂

T’inquiète… (d’Hugaufrette)
Quand je parle de force tranquille c’est pour dire heureusement pour nous que tu tailles ta route et que tu nous réunis dans les ateliers, tu n’entends pas toujours nos coulisses mais elles sont unanimes : sans toi ce travail d’écriture ne s’accomplirait pas, et puis la magie des groupes, son espace préservé à l’écriture, si rare. Je pense parfois que ce métier que tu t’es inventé – le nom est aussi à inventer – (ndlr : en balancement à celui d’animateur) est parfois difficile mais je trouve que ta « rigueur » est vraiment nécessaire et nous sert, nous fait avancer. C’est parfois ingrat, c’est tellement plus facile d’être toujours d’accord, mais il n’ y a pas de cacophonie autour de la table ou du salon des Haies, ouf. C’est rare ça aussi. C’est pour ça que ces crétins qui parlent sans rien connaître m’indignent – l’enfer c’est certains autres. Moi je trouve que tu fais très bien avec les cons – ils aboient et la caravane passe et quelle caravane! Nous sommes de plus en plus dedans.

Tu sais bien que les succès acquis par un travail sincère et sans mesure doivent en plus s’assumer, parce qu’ils étonnent, agacent, font jaser alors ça parle, ça parle et ça fait mal encore plus mal quand on est très humain, tu sais bien aussi que certains « talents » sont trop en avance sur leur époque alors : bien faire et laisser dire…
Pour nous et ceux à venir continue Tiens bon la barre et tiens bon le vent Maître Framboise, et maintenant je retourne travailler et retravailler encore à l’automne de Bois dur bois tendre… Ma caisse à outils déborde…Mon écriture m’étonne, je croise des personnages qui me racontent. Et puis il y a un nouveau sujet qui se dessine, pourvu qu’il veuille bien attendre et s’étoffe… Merci qui ?

Jnet : au revoir
… et merci beaucoup, Françoise, pour cette troisième année. Je crois que c’est vraiment maintenant que j’ai compris ce que ça veut dire avoir son propre atelier d’écriture. J’espère en faire bon usage. Le groupe de cette année était aussi particulièrement sympathique. Merci pour tes remarques efficaces et toutes en retenue. Je pense que nous nous reverrons très bientôt. Merci encore et très bonnes vacances. Amicalement. Jnet

de Jackie à Cécile
Arrivée à … où j’ai dû partir en cours d’ateliers, incorrigible optimiste quant à mes disponibilités, je m’étais inscrite à un atelier d’écriture de la Mairie. Je l’ai peu suivi puisque je n’étais presque jamais à la ville. Rien à voir avec Françoise. No coment. J’ai retrouvé Mireille, autre « ancienne de Françoise » qui est installée à … pour sa retraite. M’ayant précédée, elle avait ratissé les possibilités offertes par tout un tas d’officines, officielles ou pas. Quand nous réussissons à nous parler ou à nous voir, c’est pour « nostalger » sur le travail en atelier avec Françoise. Nous en sommes arrivées à nous dire qu’après avoir connu Françoise, c’était quasiment impossible d’apprécier autre chose… Je suis ravie de constater que tu fais partie de ce club, mais toi, tu as réussi à ne pas être orpheline de LA Françoise. Je consulte régulièrement son site et je me suis inscrite à sa newsletter. Je compte bien participer à l’un de ses séminaires dès que j’aurai réglé un certain nombre de choses. J’y crois, j’y crois. En attendant, accroches toi au stylo !

Luc
Dans notre petit groupe qui a continué en autonomie après les 3 ans avec toi, je me suis vu, tout encore étonné, embarqué dans un projet que je n’avais pas senti poindre, et qui, si je ne peux aujourd’hui en mesurer la durée, s’est indéniablement installé. Il a pris une réalité, avec une trame réelle et des personnages qui vivent et demandent à s’exprimer davantage encore, comme une nouvelle déclaration d’écriture. Evidemment pas exempte des angoisses et doutes inhérents à la matière, et enrichie des nombreux faisceaux d’avance. J’y trouve à la fois simplicité dans le trait et complexité dans l’invention. Et je reste toujours autant stupéfait des jaillissements et des silences qui s’entrechassent. Stupéfait et heureux. J’espère que pour ta part tu as vécu une nouvelle belle année d’échanges dans tes ateliers, je suppose bien que oui, comment cela pourrait-il être autrement ? Ne serait-ce que par ce que tu insuffles à toutes ces mains agitées.

Pauline, étudiante DCARP UCO
Vous nous aviez envoyé un message pour nous remercier, je crois, de nos travaux de fin d’UV. A mon tour maintenant de vous retourner mes remerciements. Cette expérience d’écriture créative partagée a été pour moi l’agréable surprise de l’année ! C’est appréciable de pouvoir expérimenter des formes nouvelles « d’apprentissage », s’échapper du cadre conventionnel d’un cours universitaire et s’autoriser quelques écarts à la norme. Ca fait du bien, c’est une bouffée d’air frais qui vient rompre l’atmosphère parfois poussiéreux et vieilli de nos heures de cours.

Cet atelier a vraiment changé ma manière d’écrire, en fait je crois que j’ai surtout moins peur d’écrire et de me laisser aller. Je pense que cette expérience qui se vivait dans l’accueil et la reconnaissance des textes a permis à chacun de découvrir en soi de belles potentialités.
Je me suis lancée dans l’écriture d’un journal. Je prends vraiment plaisir à l’écrire. Et puis, je trouve génial de pouvoir « capturer » quelques unes de mes pensées qui fusent tout au long de la journée et qui ont le don de s’échapper!
Je vous souhaite une bonne continuation dans votre rôle de sage femme (l’atelier d’écriture est un peu comme une salle d’accouchement où se vit la naissance d' »écritures en puissance »)

Virginie, étudiante DCARP UCO
Que vous dire à part merci, merci de nous avoir permis d’ouvrir nos émotions pour les déposer sur le papier et les faire partager ! Vous m’avez tout simplement redonné le plaisir d’écrire…

Josette, étudiante DCARP UCO
Je te l’ai dit, j’ai eu beaucoup de plaisir lors des ateliers mais j’en ai eu aussi beaucoup à réaliser mon dossier. Et très sincérement, comme je l’ai écrit dedans, ce sentiment de feu qui s’est rallumé en moi, me chauffe encore aujourd’hui et… j’espère me réchauffera longtemps.

Je suis d’un naturel très curieux ; c’est peut-être sans doute la raison pour laquelle je suis encore sur les bancs de l’université à 50 ans. En tous les cas, je suis très intéressée et j’espére que j’aurai l’occasion de poursuivre avec toi ce chemin où nous nous sommes rencontrées.

Simon, étudiant DCARP UCO
Comme tu as pu le lire dans mon travail, j’ai bien apprécié mon semestre à Angers et mes cours et je serai heureux de parler de ton cours au Québec et, qui sait, peut-être avoir l’occasion de te voir à Rimouski pour un colloque ou autre événement du genre.

Bonne continuation et au plaisir!

Nathalie
Françoise, merci à toi de nous offrir l’opportunité de lire nos textes en public. J’attache beaucoup d’importance à l’oralité. Les retours sont spontanés et c’est là qu’on mesure la force des mots, les manques… Comme l’écoute ne peut être que partielle, on va à l’essentiel.

Mes amis ont beaucoup apprécié cette lecture et ont été impressionnés par la diversité et la qualité de tous les textes.
Ils n’ont pas demandé la parole car c’est un domaine qu’ils connaissent mal. Moi-même, j’ai encore parfois du mal à m’exprimer sur les oeuvres d’autrui.
En tout cas, à la fin de la séance, tu les a mis à l’aise et, dans l’avenir, ils seront sûrement plus actifs.
Ecrire et lire avec toi est un pur bonheur, merci.

Rémy
Il reste au moins un mot, le plus important: merci

L’atelier a continué à travailler en moi. Certains de tes mots m’étaient parvenus tout de suite, d’autres ont pris leur temps, ils ont campé en route, ils n’ont pas toujours eu beau temps, mais tout de même il ne faut pas se plaindre, et voilà qu’arrivent un par un ces retardataires. En vrac, ce que j’ai appris, ce que j’ai recueilli:
– L’exigence. Tu nous a ouvert les portes d’une littérature exigeante où les mots portent des sens vrais, où l’on n’abuse pas des effets mais on va au cœur des choses. J’ai entendu de toi que le travail primait sur le talent, ça tombe bien du talent je ne suis pas sûr d’en avoir, mais du temps, on en trouvera.
– Ecouter le silence: le silence après la lecture, lorsque le sens résonne encore; le silence entre les mots, ceux qui ne sont pas écrits et qui n’appartiennent qu’au lecteur. Moi qui suis un bavard impénitent, un incontinent du verbe, j’ai beaucoup appris de ce côté là.
– La vie secrète des mots : suggérer, comme tu le fais, de chercher une phrase qui pulse en nous, et non une idée du genre « c’est l’histoire d’un type qui… », cela revient à nous faire porter par la vie des mots. Avec toi j’ai eu l’impression de pénétrer dans le monde mystérieux des mots, petits êtres autonomes et malicieux qui se laissent parfois apprivoiser.
– La cuisine de l’auteur : avec toi nous rentrons sur la pointe des pieds dans la cuisine de l’auteur. Il y a des fonds de sauce qui y traînent et dont il ne sait encore quand il va s’en servir, il y a des marmites où ça mijote et des pâtes qui lèvent ; d’une session à l’autre on voit comment ça prend et c’est passionnant.
– Apprendre à lire : Nous avons lu avec toi des textes, que ce soit ceux que tu avais extraits de la valise magique, ou ceux que nous avons pondus (et j’ai été frappé par la qualité de ces textes, je ne parle pas des miens bien sûr), et cette façon de les lire, de les laisser vivre en nous, m’a donné à réfléchir. Jusqu’à présent, j’avais une lecture boulimique, non pas par la quantité de livres que je lis – je suis un lecteur moyen, mais par la façon dont j’ingère ça sans mâcher ; résultat, je ne me souviens plus du bouquin au bout d’un mois. Depuis l’atelier, j’ai commencé à me munir d’un crayon en lisant…
L’autre soir, je t’ai dit que j’avais réfléchi sur le mot « animateur », et que je n’en voyais qu’un, celui de « maître ». Je reconnais que ça fait bizarre. Ce n’est pas de la flatterie (c’est pas mon genre). Chacun a dans sa vie quelques « maîtres », deux ou trois pas plus. Je me souviens du leader du groupuscule où j’ai milité, peut-être d’un prof à l’Agro, c’est à peu près tout ; ce sont des personnes à qui je dois ce qu’aujourd’hui je pense – même si je les ai depuis rejetés pour différentes raisons. Ce que j’ai reçu de toi est du même tabac. Ce que j’ai trouvé dans cet atelier, c’est un enseignement qui va bien plus loin que la rédaction de 2 ou 4 petits textes, c’est un enseignement de la littérature. Cet enseignement m’a donné soif. Soif de découvrir un univers dont je ne connais que quelques bribes, et je regrette maintenant d’avoir gaspillé tant d’années loin de ça.
Voilà ce que j’ai sur le cœur, voilà le ressenti. Ça valait le coup de le dire juste pour le dire.

Christine
Ce qui est ennuyeux avec les stages c’est que c’est comme une drogue, on est si heureux pendant, il n’y a que cela qui existe, ça donne un autre regard sur la rue et la vie, chaque minute de la vie. et forcément on a envie de les refaire, d’y revenir, pour retrouver cette complicité amicale avec les autres et avec soi-même. C’est comme un shoot de bonheur. Ca me manque.

Karen
Un simple clin d’œil quelques jours après vous avoir rencontrés en week-end « Découverte ». C’est vraiment intéressant de voir, avec le recul de ces jours écoulés depuis l’atelier, l’apport de ces deux «petits» jours ensemble. A mon sens, ces quelques heures élargissent l’horizon des pensées et contribuent à faire évoluer le regard que l’on porte sur la vie. Bref, des moments riches et précieux…Pour cela merci à vous et à Françoise.

Josiane
Françoise, rejoindre ton atelier est véritablement le début d’une très belle aventure, je ne peux qu’apprécier à la fois la qualité de tout ce qui s’y passe, des échanges, et de l’implication astucieuse des participants.

Merci à toi et merci à tous.

Valérie
Je n’ai pas eu l’occasion de te remercier pour cette réconciliation avec l’écriture que j’ai pu vivre depuis ton stage. J’ai entamé une formation de secrétaire d’édition où l’aspect rédactionnel est un élément majeur du travail éditorial. Grâce à ce que nous avons entamés ensemble, j’aborde le cours de techniques rédactionnelles, de stylistique, avec beaucoup plus de souplesse. Il y a quelques mois encore cela m’était beaucoup plus difficile voir impensable.

Ta personnalité et ton approche y sont pour beaucoup ; je tenais donc à te remercier.

Vincent
Merci à vous pour ce week-end où vous avez suscité l’envie de donner, en montrant la voie.

Anouk
Comme le fil à plomb indique sans relache la perpendiculaire, tu m’as montré avec détermination et non sans humour le chemin de la persévérance dans l’écriture.A toi qui as su faire de ces deux années d’atelier un trésor crépitant de créativité Merci.

Anne
Un grand merci pour cette délicieuse après-midi littéraire. J’ai beaucoup aimé le climat attentif et respectueux qui régnait sous cette voûte, la qualité, la variété et la rigueur des récits jusqu’au silence après le dernier mot. La découverte de ces univers m’a passionnée. Je n’ai pas vu le temps passer. Quel beau métier vous faites !

Encore merci.

Christie
Merci d’avoir réveillé et fait grandir la petite graine de l’écriture en moi. Aujourd’hui, elle est bien vivante et, à mon tour, je m’assigne comme mission de faire grandir l’envie et la capacité d’écrire chez d’autres… C’est formidable d’avoir une mission et de tenter de la remplir !

Jean-Emile
…Longue vie à l’Atelier de Création littéraire ! Parmi mes belles lectures de ces derniers temps, un livre de Geneviève Brisac, « La marche du cavalier », où elle livre des réflexions très pertinentes sur l’écriture et sa place aujourd’hui dans nos sociétés hyper médiatisées, la place des écrivains femmes, par le commentaire de l’œuvre de V. Woolf, Laura Willows, Alice Munro, Jane Austen, Ludmila Oulistkaïa… Découverte aussi de VS Naipaul, par un très joli petit livre « comment je suis devenu écrivain » …

Frédiane
… Aujourd’hui, je crois que ce qui est resté de ces trois ans, c’est cette possibilité d’aller où je veux, sans me demander si la méthode est la bonne, sans trop me retourner, sans me juger tous les deux mots. Être  » fouillis  » et m’y retrouver. Je donne davantage de valeur à chaque petite chose que j’écris. ne me sens plus obligée d’écrire l’œuvre du siècle !

Béatrice
Le plaisir d’avoir découvert et partagé un espace privilégié, unique, où l’approche de l’autre se fait par ce qu’il a de plus intime, son écriture. L’Autre, le groupe, sa bienveillance, sa générosité, sa richesse, bref un bon terreau pour débloquer cette quête d’écrire qui m’obsède…

Béatrice

Hélène
Je voulais te remercier car nous avons passé un très bon moment avec ces beaux textes, très divers, de qualité, et tout cela qui a de la cohérence grâce à ta maîtrise des choses à la fois sobre, ferme et respectueuse chacun.

C’était vraiment bien !
Hélène

Fabienne
Décidément, merci pour cet atelier.

Henry
Je suis très intéressé par la poursuite de mon travail d’écriture. Quand je vois les qualités dont tu disposes pour diriger l’atelier où tu excelles, je me dis qu’il faut en plus des compétences requises, avoir fait un travail sur soi. Chapeau !

Sortons nos livres et nos stylos.
Ce sont nos armes les plus puissantes.
Malala devant 500 jeunes à l'ONU

Dates à venir

27/28 mai 2017

Une Échappée poétique

3-4-5 juin 2017

Groupe Fabrica

10/11 juin 2017

Prochaine Exploration

17/18 juin 2017

Week-end Découverte

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