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Des ateliers ¦ en compagnie

L’association écla(t)


Présentation

_250logo eclatÉCLA(T), laboratoire de recherche didactique, est une association loi 1901. Co-fondatrices : Françoise Neveu – Camille Beurdeley

Que savons-nous de l’écrit ? 95 mots et 12 contributeurs : Camille Beurdeley, Rémy Bloch, Célia, Marc Combier, Thierry Gouttenègre, VinCent Labrunie, Jean-François Letavernier, Stéphanie Levieux, Pierre Lévy, Françoise Neveu, Marie Noe, Frédérique Toudoire-Surlapierre

ÉCLA(T) est une jeune association, créée de la rencontre de deux femmes qui ont eu envie de travailler ensemble la matière Écriture, aussi versant Lecture. Nos chemins devaient se séparer… nous en avons décidé autrement.
ÉCLA(T) est un Laboratoire… on y expérimente des choses. On tâtonne. On façonne. On triture la matière Écriture. On cherche à comprendre : Pourquoi ça fonctionne ? Comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qu’il faut faire pour que ça fonctionne ?

C’est ce lien parfois subi, parfois recherché entre la contrainte matérielle et l’œuvre créative que nous étudions dans le laboratoire d’ÉCLA(T). L’écrivain utilise des processus de contraintes littéraires. Lorsque la nature même de l’œuvre ne soumet pas naturellement l’artiste à des contraintes extérieures, il s’en impose lui-même… pour mieux en voir surgir son art.
Dans le laboratoire d’ÉCLA(T) on y étudie le Travail de l’Écriture. Chaque écrivain a sa méthode d’écriture : certains prennent des notes, composent par retouches et paperolles comme Proust, certains font des plans, des fiches de personnages d’autres écrivent d’un seul trait comme si leur texte s’était construit à l’intérieur et ne demandait qu’à être accouché sur le papier.
Au sein d’ÉCLA(T) nous croyons au travail de la matière artistique. Écrire peut être un labeur, dans le sens d’un travail pénible et continue mais également en ce qu’il s’agit d’une terre en culture qui donnera peut-être une œuvre artistique. Écrire fait mal au dos, abime les mains, les yeux, empêche de dormir, parfois de s’alimenter. On pense à Balzac, dans la petite chambre dans laquelle il s’était réfugié pour échapper à ses créanciers, les yeux rougis par des heures de travail à la bougie, le dos rompu, reprenant encore et encore son manuscrit.
Dans le laboratoire d’ÉCLA(T), on y travaille l’Écriture. On regarde ce qui conduit l’écrivain jusqu’à son œuvre, on regarde comment c’est écrit, ce qui est écrit. On prend l’objet final et on essaie de comprendre le miracle de la création littéraire.
C’est ce regard sur le vivant qui unit les artistes, quelle que soit leur matière d’expression. J’oserai même dire, peu importe leur matière d’expression tant que le regard persiste.
Et le regard d’ÉCLA(T) alors ? Nous avons voulu qu’il s’arrête, quelques instants, sur des personnes, des artistes, des enfants, des forces de situations, des œuvres… tracer des lignes – rapprocher les berges de deux univers de toutes façons artistiques, le temps d’un livre, de livres…

Les chantiers/sentiers en cours

✘ Un retour aux fondamentaux de l’exercice du métier d’atelier d’écriture

✘ Un séminaire d’entraînement et de formation à l’exercice du métier.

✘ Des travaux de publications dans la collection ECLA(T) aux Editions de L’Harmattan

✘ Des travaux de publications avec le Laboratoire Sociologie des savoirs, Catherine Nafti-Malherbe, UCO Angers

✘ Recherches « Ecriture et support », « Lecture et coaching ».

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L’artiste GUIL, sculptrice monumentale présentée par ECLA(T)

_25018(001)Édito pour le livre d’artiste de GUIL, sculptrice monumentale espagnole présentée par ECLA(T)

ÉCLA(T)…Laboratoire du Travail de l’Écriture. Chacun de ces mots nous mène à GUIL et à son œuvre. La voie est tracée, toute droite, sans circonvolution inutile.
ÉCLA(T) est un Laboratoire… on y expérimente des choses. On tâtonne. On façonne. On triture la matière Écriture. On cherche à comprendre : Pourquoi ça fonctionne ? Comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qu’il faut faire pour que ça fonctionne ?
N’est-ce pas ce que fait GUIL dans son atelier lorsqu’elle cherche à dominer la technique ? Pour que cette technique, sans laquelle son œuvre ne peut exister, soit au service d’elle-même. Maîtriser la technique c’est en faire un support de création. Dans l’atelier de GUIL, on l’imagine avec un fer à souder, un marteau, un casque sur la tête en salopette d’ouvrier au milieu de plaques métalliques et de pierres. Elle se frotte à la matière. Elle cherche le bon matériau. Elle flaire l’innovation.
On s’éloigne de l’artiste rêveur : un pinceau ou une plume à la main. La matière est au cœur de l’œuvre du sculpteur. La sculpture, on la touche. On la sent avec ses doigts. Mais GUIL en rajoute… elle fait des œuvres monumentales. De là, naissent des contraintes physiques également monumentales qui poussent l’artiste dans des retranchements de création.
C’est ce lien parfois subi, parfois recherché entre la contrainte matérielle et l’œuvre créative que nous étudions dans le laboratoire d’ÉCLA(T). L’écrivain utilise également des processus de contraintes littéraires. Lorsque la nature même de l’œuvre ne soumet pas naturellement l’artiste à des contraintes extérieures, il s’en impose lui-même… pour mieux en voir surgir son art.
Dans le laboratoire d’ÉCLA(T) on y étudie le Travail de l’Écriture. GUIL explique très bien la trajectoire professionnelle qui l’a conduite à la sculptrice qu’elle est aujourd’hui. Cette trajectoire a été initiée par une éducation artistique solide, ponctuée de rencontres, qui ont forgé à la fois une technique de travail, mais également une capacité à analyser son travail. GUIL commence à créer « des œuvres à partir d’un THEME, à l’intérieur duquel chaque pièce doit transmettre un message concordant, mais chaque fois différent, qui converge directement vers lui ». Par cette manière de faire, elle se compare, elle-même à un écrivain. Chaque écrivain a sa méthode d’écriture : certains prennent des notes, composent par retouches et paperolles comme Proust, certains font des plans, des fiches de personnages d’autres écrivent d’un seul trait comme si leur texte s’était construit à l’intérieur et ne demandait qu’à être accouché sur le papier.
Au sein d’ÉCLA(T) nous croyons au travail de la matière artistique. Écrire peut être un labeur, dans le sens d’un travail pénible et continue mais également en ce qu’il s’agit d’une terre en culture qui donnera peut-être une œuvre artistique. Écrire fait mal au dos, abime les mains, les yeux, empêche de dormir, parfois de s’alimenter. On pense à Balzac, dans la petite chambre dans laquelle il s’était réfugié pour échapper à ses créanciers, les yeux rougis par des heures de travail à la bougie, le dos rompu, reprenant encore et encore son manuscrit.
Alors, on pense à GUIL dans son atelier. Elle parle de 15 ans consacrés à l’apprentissage du « processus de taille direct sur le marbre, le granit et d’autres pierres », du temps qui s’échappe, concentrée sur son travail. Un fois encore l’aspect monumental de ses œuvres décuple le rapport physique à son travail.
Dans le laboratoire d’ÉCLA(T), on y travaille l’Écriture. On regarde ce qui conduit l’écrivain jusqu’à son œuvre, on regarde comment c’est écrit, ce qui est écrit. On prend l’objet final et on essaie de comprendre le miracle de la création littéraire.
GUIL pose sur le monde un regard d’artiste. Elle s’imprègne de ses odeurs, de ses senteurs qui nourrissent son art. C’est ce regard sur le vivant qui unit les artistes, quelle que soit leur matière d’expression. J’oserai même dire, peu importe leur matière d’expression tant que le regard persiste.
Et le regard d’ÉCLA(T) alors ? Nous avons voulu qu’il s’arrête, quelques instants, sur l’œuvre de GUIL … tracer des lignes – rapprocher les berges de deux univers artistiques, le temps d’un livre…

Camille Beurdeley

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