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Le métier : devenir IntervenantParallèlement au fait de faire écrire les autres, mon souhait est de transmettre ce savoir-faire. Ce peut être pour aider son exercice par d’autres, mais aussi pour toute personne curieuse, pour sa propre gouverne et quelqu'en soit la raison, des coulisses de l'atelier.
Ce métier est extrêmement complexe et proposer une formation académique n’ajouterait pas beaucoup aux formations déjà existantes en différents autres lieux (Aleph écriture, Terres d’encre), avec l’intérêt qu’elles ont en outre d’apporter un autre point de vue. Mon choix s’est donc porté de m’appuyer sur ce qui fait ma spécificité et de tenter de transmettre ce qui m’est singulier par rapport à d’autres.
Ma manière de mener des ateliers de création littéraire, outre la littérature et ma propre expérience d'essayer d’écrire (c’est l’histoire de toute une vie), s'appuie sur mes connaissances issues de la pratique pendant dix ans du métier d'ébéniste (dont trois ans de compagnonnage) puis de dix ans en tant qu'ethnologue auprès d'Eric Gallais (Laboratoire Ethnologie et Technique de l'Université Paris 7 Denis Diderot) puis par ma position pendant cinq ans d'assistante d'Elisabeth Bing ( fondatrice d’ateliers d'écriture dès 1969), le tout allié à la pratique d'une psychanalyse profonde, de ma rencontre avec Thierry Marot, directeur d’un groupe de recherche universitaire sur les dysfonctionnements en écriture (groupe DYS), enfin avec Valérie Delbore, comédienne fondatrice de l'association de lecture à vix haute Les Mots parleurs.
D'un côté le travail d'une matière, le bois, son assemblage, sa sculpture, sa construction, de l'autre la recherche de ce qu'il y a dans la tête de l'autre comme dans la sienne, et dans sa vie, rejoignent d'emblée la question de l'écriture littéraire, de son travail et de la création. Des livres publiés ont porté connaissance éditoriale de ma propre qualité d'écrivain ; je ne pourrais pas faire ce travail si je n'écrivais pas moi-même.
Cette transmission prend donc deux orientations : des séminaires réguliers d’une journée à Paris, se poursuivant d’une année à l’autre, qui abordent peu à peu et au fur et à mesure des points sur les notions qui me sont apparues et les savoirs nécessaires à ce travail, les problèmes et les interrogations qui se présentent dans sa pratique. un travail de recherche avec des étudiants, en particulier en Master 1 Développement des capacités d’apprentissage et remédiation pédagogique à Angers, où nous cherchons peu à peu, si ce n’est à conceptualiser, du moins à formuler, formaliser et organiser ce qui peut l’être de ce métier. Au fur et à mesure, ces travaux seront mis en ligne sur ce site, si leurs auteurs le permettent. Il en est ainsi par exemple de la « Charte de l’atelier d’écriture ». une troisième orientation, individuelle celle-ci, est de proposer, pour des personnes qui le chercheraient et en éprouveraient le besoin, une supervision à l’exercice de leur métier d'enseignant en écriture, c’est-à-dire un regard extérieur permettant, en distance d’une situation, de produire de la pensée sur les conflits intérieurs, extérieurs, les paradoxes, les situations difficiles, et donc d’éviter l'installation une potentielle douleur, pour soi et pour les participants) .
Pourquoi "intervenant" ?Droit de réponse au dossier "Former des écrivains" du Monde des livres du 21/11/2008 : "Devenir écrivain" ?
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